Les sermons

Les sermons de Césaire ont une importance capitale dans la littérature de l’Antiquité dalletardive, ce sont les témoignages de la dernière image d’une société qui va évoluer par la suite. Aucun texte datant de cette période ne donne une vision aussi familière et détaillée de la vie de tous les jours avec des tableaux haut en couleur.
Durant sa vie, Césaire fera envoyer ses sermons « par l’intermédiaire des évêques à des églises jusqu’aux confins du royaume franc, dans les Gaules, en Italie, en Espagne... » (Vita Caes., I, 55).
Mais assez rapidement après la mort de l’évêque, la plupart de ses sermons, souvent basés sur ceux d’autres prédicateurs comme Ambroise ou Augustin, sont attribués à ces évêques plus connus, voire sont devenus anonymes.

Les sermons de Césaire ont été l’objet de travaux importants effectués par :

- Les Mauristes au XVIIe siècle, qui ont identifié 108 sermons attribuables à Césaire.
- Un jeune bénédictin, dom Germain Morin, à la fin du XIXe siècle, qui a consacré sa vie à la reconstitution de l’oeuvre de Césaire. Son travail minutieux aboutit en 1937 à la publication d’un premier tome, contenant l’édition de 238 sermons, suivi en 1942 d’un deuxième tome avec les autres écrits de Césaire. Cette première édition des sermons a presque entièrement disparu dans un incendie, mais la médiathèque d’Arles en possède un exemplaire. Le texte de l’ouvrage a été réédité en 1953.
- Marie-José Delage, professeur à Smith Collège (U.S.A.), qui a passé sa vie à traduire les œuvres de Césaire, en publiant entre 1971 et 1986 une édition des 80 sermons « au peuple », plus récemment, elle a publié La vita de Césaire.

Pour les historiens et les archéologues, les sermons sont des témoignages très importants de la société de cette époque.
Les sermons de Césaire font aujourd’hui encore partie intégrante de l’enseignement ecclésiastique.

La vita

Généralement écrites de nombreuses années après la disparition de leurs « héros », les vitae des évêques des premiers temps chrétiens n’ont souvent que peu d’intérêt historique. La vita de Césaire a été rédigée à la demande de l’abbesse Césarie la Jeune, dans les années qui ont immédiatement suivi sa mort. Ce témoignage a été écrit par cinq de ses proches (trois évêques, un prêtre et un diacre). Parmi ces trois évêques, Cyprien de Toulon l’a particulièrement bien connu, puisqu’il a été membre de son clergé. La deuxième partie de l’ouvrage est le témoignage des miracles accomplis par Césaire. Ces récits se passent le plus souvent à la campagne, là où les superstitions et le recours aux sorciers étaient les plus fréquents.